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Transports

Le Tacot de Messimy : quand le chemin de fer traversait le village

À la fin du XIXe siècle, Messimy est desservi par la ligne reliant Trévoux à Saint-Trivier-de-Courtes. L’ancienne gare, aujourd’hui transformée en habitation, demeure un témoin de cette révolution des déplacements.

1895–XXe siècle

Il fut un temps où l’on pouvait prendre le train à Messimy. À la fin du XIXe siècle, l’arrivée d’une ligne de chemin de fer secondaire transforme les déplacements dans cette partie du Val de Saône et laisse au village un bâtiment qui existe encore aujourd’hui.

L’Inventaire général du patrimoine culturel documente précisément l’ancienne gare de tramway de Messimy, couramment associée au souvenir du « Tacot ». Elle appartenait à la ligne reliant Trévoux à Saint-Trivier-de-Courtes, longue de 78 kilomètres. Une première section, entre Trévoux et La Madeleine, est aménagée à partir de 1895 ; la liaison jusqu’à Saint-Trivier-de-Courtes est achevée en 1897.

À partir de Jassans, la voie suivait le Grand Chemin 28 en direction de Montmerle et desservait notamment Beauregard, Fareins et Messimy. Pour les villages traversés, cette infrastructure ouvrait de nouvelles possibilités de déplacement et facilitait les relations avec les bourgs voisins.

La gare de Messimy appartenait au modèle des établissements dits de deuxième classe. Le bâtiment comportait un rez-de-chaussée et un étage. Un petit bâtiment accolé en brique abritait le logement du personnel. Celui-ci a disparu et a été remplacé ultérieurement par une construction plus moderne.

La ligne ferroviaire n’existe plus, mais son empreinte n’a pas entièrement disparu du paysage. L’ancienne gare est devenue une maison d’habitation. Les cartes postales anciennes constituent également une mémoire visuelle de cette époque et permettent de retrouver le tracé du chemin de fer au voisinage du village.

Ce patrimoine ferroviaire raconte un Messimy déjà connecté à un territoire plus large, plusieurs décennies avant la généralisation de l’automobile. Le « Tacot » appartient aujourd’hui à la mémoire locale, mais son ancienne gare rappelle qu’il fut d’abord une infrastructure bien réelle du quotidien.

Sources documentaires

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